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Enjeux/Débats
12/09/2017

1.000 photos contre l’abattage des loups... et la révolte des organisations agricoles

Alors que le gouvernement continue le tir des loups et même des louveteaux, des personnalités publiques et un millier de citoyens se mobilisent et disent « Stop » en posant dans une campagne sans précédent pour la protection des animaux sauvages en France.

 « Stop aux tirs des loups » ! C’est la pancarte déjà brandie par un millier de Français qui relayent le #SOSloups sur les réseaux sociaux. Ruraux, montagnards ou urbains, de tous âges et de tous horizons, ces citoyens sont représentatifs de l’opinion très majoritaire en France, opposée aux tirs des loups*.

Une quarantaine de personnalités brandissent aussi la pancarte et sont signataires du manifeste de CAP Loup :
Yann Arthus-Bertrand (photographe), Hubert Reeves (Astrophysicien), Rémi Gaillard (youtubeur humoriste), Jacques Perrin (cinéaste, comédien), Guillaume Meurice (humoriste), Lolita Lempicka (styliste), Brigitte Bardot (actrice), Hélène de Fougerolles (actrice), Anne-Élisabeth Blateau (actrice), Aymeric Caron (journaliste), Jeanne Mas (chanteuse), Sylvie Guillem (danseuse étoile), Res Turner (rappeur), Jihem Doe (youtubeur), Guillaume Pot (animateur radio), Gilles Lartigot (auteur), Vincent Munier (photographe), Kreezy R (chanteuse), Stone (chanteuse), Jean-Michel Bertrand (réalisateur), Julien Benhamou (photographe), Mo Hadji (manager d’artistes), David Azencot (scénariste, comédien), Yolaine De La Bigne (journaliste), Vivien Savage (chanteur), François Moutou (épidémiologiste, auteur), Lamya Essemlali (présidente de Sea Shepherd France), Christine Berrou (humoriste, comédienne, auteure), Éric Collado (comédien), Mélodie Fontaine (comédienne), Remi David (photographe), Brock (bruiteur), Jacques Volcouve (auteur), Marc Large (dessinateur), Marc Giraud (écrivain nature), Fabrice Nicolino (journaliste), Stéphanie Patserkamp (Comédienne), Jean-Baptiste Shelmerdine (Comédien), Amélie Etasse (Comédienne), Fayçal Azizi (Comédien), Marion Game (Comédienne), David Mora (Comédien), Alice Mostacci (Com
édienne), Luc Arbogast (Compositeur interprète), Jim Brandenburg (Cinéaste).

Les associations réunies dans CAP Loup demandent urgemment à Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique et solidaire, de tout faire pour arrêter les abattages et pour enfin mettre en place une vraie politique de cohabitation entre les activités humaines et les loups. Les tirs n’ont jamais rien solutionné.

La biodiversité, l’intérêt général et le respect de la vie animale ne doivent pas être sacrifiés pour satisfaire des lobbies cynégétiques et agricoles qui refusent d’évoluer !

-> Voir la mosaïque composée de plus de 1.000 photos, la vidéo et lire le manifeste de CAP Loup

Les associations de CAP Loup

* Sondage IFOP 2013 pour ASPAS & One Voice

 

 

 

 Le contexte

Le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation et le Ministère de la transition écologique et solidaire ont convié les différentes parties prenantes à participer le 22 juin 2017 à une réunion d’information et d’échanges sur le loup.
Il s’agissait d’une part de travailler sur l’élaboration du prochain plan national loup et, d’autre part, de fixer le nombre de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018.

A l’issue de la réunion, FNSEA, FNO, JA, APCA tiennent à exprimer leur profond désaccord avec la politique de gestion du loup envisagée par les deux ministères.

Comment comprendre leurs propositions de gestion du loup en totale régression par rapport aux années précédentes quand nous constatons que l’ONCFS atteste :

  • Que les attaques sur les troupeaux ne cessent d’augmenter (72.000 bêtes tuées depuis le retour du loup dont près de 10.000 animaux en 2016) malgré les mesures de protection prises par les éleveurs ;
  • Que la population de loups présente une croissance exponentielle en France de 22% lors du dernier suivi hivernal

Et tout cela malgré tous les efforts consentis par les agriculteurs pour mener à bien leurs activités économiques, face à un prédateur qui est incompatible avec l’élevage en plein air.

Cette proposition est INTOLERABLE et constitue une véritable provocation pour les éleveurs et plus généralement pour tous les habitants des territoires prédatés !

Face à ce constat nous nous demandons :

  • Comment admettre un plafond de loups à prélever figé à 40 ?
  • Comment expliquer aux éleveurs désemparés qu’ils ne pourront plus avoir de tirs de prélèvement pendant toute la campagne ?
  • Pourquoi retirer, en fin de campagne, aux préfets des départements prédatés la gestion des prélèvements ?

Or, la dernière étude scientifique sur la biologie du loup publiée par le Ministère de l’environnement démontre que la viabilité du loup n’est pas remise en cause en France, malgré les prélèvements effectués.
A cela s’ajoute l’augmentation du nombre de meutes lors de l’hiver 2016 de 35 à 42 meutes en un an. Ces différents éléments devraient donc porter le calcul du plafond de loups à prélever à 49
minimum !
Ce chiffre, loin d’être une finalité pour la profession, serait un signal fort pour enclencher une baisse de la prédation et apporter un moment de répit aux éleveurs déjà à bout.

La priorisation des tirs de prélèvement telle qu’envisagée par le gouvernement aboutit à une iniquité de traitement entre les territoires et les éleveurs ; ce que nous avons toujours réprouvé !

Lors de la dernière rencontre avec la FNSEA, FNO et JA, le Ministre de la transition écologique et solidaire a affirmé vouloir placer l’« humain » au centre de ce dossier.

La détresse des éleveurs doit être prise compte et intégrée dans la politique de gestion du loup envisagée pour atteindre, enfin, l’objectif ZERO ATTAQUE prônée par la profession.

La détresse des élus locaux, notamment des maires, confrontés à l’inquiétude des habitants et des acteurs économiques pour la pérennité de leurs activités, doit aussi être prise en compte, notamment en termes de sécurité et de responsabilité.

Messieurs les Ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Agriculture et de l’alimentation, nous vous demandons d’être solidaires avec les éleveurs qui eux, entretiennent les paysages, contribuent à la préservation de la biodiversité, et sont donc des acteurs à part entière de la transition écologique mais aussi de l’économie agricole.


L’élevage et les conditions de vie des éleveurs doivent désormais être au coeur de vos priorités !

 

 

 

Nouvelle révolte des organisations d’agriculteurs

Alors que l’élevage en plein air est plébiscité par les Français, que penser d’un Etat qui souhaite que le métier d’éleveur cesse d’exister dans nos montagnes et nos territoires ruraux ?


Les annonces faites par le Ministère de la transition écologique et solidaire et le Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt ce mardi 12 septembre lors de la réunion d’information et d’échange à Lyon sur le plan loup 2018/2023 montrent sans nul doute que les éleveurs et l’élevage ne sont pas la priorité du gouvernement. Ils sont au contraire sacrifiés au nom de la protection et l’expansion du loup en France !


Alors que le nombre d’animaux domestiques tués par les loups est désormais annuellement supérieur à 10.000 et le coût budgétaire supérieur à 26 millions, comment un Etat responsable peut-il encore encourager l’augmentation du nombre de loups ?
Les seules nouvelles propositions du plan loup qui consistent à :

  • Conditionner l’indemnisation des dommages dus au loup à la mise en oeuvre des mesures de protection,
  • Prioriser les tirs d’effarouchement et de défense simple, restreindre la délivrance des tirs de défense renforcée,
  • Interdire les tirs de prélèvement avant la fin de l’été avec la volonté affichée de fortement les réduire voire les supprimer …

sont une énième provocation envers les éleveurs et un mépris de leur métier !
Nous, FNSEA, JA, APCA, FNO, refusons catégoriquement de discuter dans ces conditions. Nos propositions pour le plan loup 2018/2022 ont été balayées d’un revers de la main !
Nous ne pouvons tolérer cette manière de travailler alors que les éleveurs se trouvent dans une profonde détresse à cause de ce prédateur et quittent le métier sans être remplacés !


Ces propositions des ministères nous ont conduits à quitter la réunion après avoir fait une déclaration (ci-jointe). Nous avons réitéré nos propositions pour que l’éleveur et l’élevage soient désormais au coeur du prochain Plan.

Si les deux ministères refusent de nous écouter et de nous respecter, les éleveurs de France sauront faire entendre leur voix, leur lassitude et leur désespoir de quelle que manière que ce soit ! Notre objectif reste le même : la paix pour les éleveurs et zéro attaque sur leurs troupeaux !

 

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