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Societe
26/07/2017

Baptiste Dubanchet : l’arrivée, une perspective à la fois proche et lointaine…

A mesure qu'il approche de la fin de son périple, les nouvelles de Baptiste Dubanchet se font de plus en plus rares. Et pour cause : n'ayant plus beaucoup de forfaits téléphone et Internet, le jeune homme limite au strict minimum les communications avec la terre et c'est essentiellement avec son routeur qu'il échange. Mais Baptiste a tout de même pu nous donner quelques informations sur sa situation. Les nouvelles sont bonnes et, toute prudence gardée, Baptiste semble bien parti pour réussir son pari de traverser l'Atlantique, seul sur son pédalo…

Baptiste Dubanchet en aura vu de toutes les couleurs durant sa traversée de l’Atlantique au départ du Maroc. Fatigue physique et mentale, solitude, faim, conditions météorologiques parfois compliquées…
Baptiste est parvenu à surmonter avec courage et obstination tous ces écueils. Il ne faut pas crier victoire trop tôt, bien sûr, car en mer rien n’est jamais acquis avant d’accoster au port d’arrivée. Quoi qu’il en soit, Baptiste est sur la bonne voie.

Un coup d’œil sur la cartographie (
http://dubanchet.geovoile.com/lafaimdumonde/2017/tracker/) permet de constater que sur les 3.000 milles (5.550 kilomètres) de la traversée entre le Maroc et la Martinique, il lui en reste aujourd’hui moins de 800 à parcourir.

L’impatience d’arriver grandit mais Baptiste sait que la route est encore longue. Après plus de deux mois de traversée, ponctués d’intenses efforts physiques, la fatigue se fait pleinement ressentir.
« Je me repose de plus en plus car je commence vraiment à accuser le coup, le corps est usé par toutes ces journées à pédaler dans la houle, le vent et le courant », confie Baptiste.

Trop rares communications avec la terre…

Après plus de deux mois en mer, seul sur son embarcation de 7,50 mètres de long, l’aventurier ressent également une profonde solitude, renforcée par le fait que les communications avec la terre sont très rares, trop rares…

Baptiste Dubanchet : « Je fais très attention aux télécommunications. Je n’ai quasiment plus de forfait téléphone et la priorité est d’appeler mon routeur à terre, afin qu’il m’aide à trouver la meilleure trajectoire et surtout à éviter à tout prix les tempêtes tropicales. Quant aux connexions à Internet, elles sont encore plus limitées.  »

Après ces mois de solitude dans un environnement extrêmement restreint et mouvant, nul doute que Baptiste ressentira une joie immense, et une fierté légitime, lorsqu’il touchera terre. Mais il s’interdit pour le moment de penser à ce moment tant espéré.


« Je ne sais pas trop quand ni où je vais arriver »

En attendant, le jeune homme doit prendre garde à son stock de nourriture, mais aussi de gaz, pour pouvoir cuisiner ses aliments et manger correctement jusqu’au bout.
«  Les stocks diminuent, forcément, mais j’aurai suffisamment d’aliments jusqu’à l’arrivée  », rassure Baptiste. « En parlant de la terre, je ne sais pas trop quand ni où je vais arriver… En effet, entre les communications avec le routeur limités, la panne de certains appareils et les conditions météo compliquées, je ne suis pas complètement maître de ma trajectoire. Je vais tout faire pour viser la Martinique, comme cela était initialement prévu. Mais il est aussi possible que j’atterrisse en Guadeloupe, à Saint-Martin, ou même ailleurs...  »

Qu’importe l’endroit, l’essentiel est bien de boucler cette traversée de l’Atlantique à la force des mollets, en se nourrissant exclusivement d’aliments périmés.

Baptiste aura alors réussi son défi.


Suivez Baptiste Dubanchet durant son périple contre le gaspillage alimentaire (cliquez sur la cartographie)

 

 

Baptiste Dubanchet à moins de 300 milles de la Guadeloupe !
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis le début de sa traversée de l’Atlantique en pédalo, le 6 mai dernier au Maroc, Baptiste Dubanchet a parcouru plus de 3.100 milles, et il lui en reste moins de 300 pour boucler son périple...

Le jeune homme entame donc le sprint final vers la Guadeloupe, où il est attendu la première semaine d’août. Son arrivée s’annonce riche en émotions car il est allé au bout de lui-même. Sa joie et son soulagement seront à la mesure des efforts déployés pour mener à bien cette traversée physique et usante mentalement, par ailleurs effectuée en se nourrissant exclusivement d’aliments périmés.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les derniers moments d’une longue traversée ne sont pas les plus simples à gérer. L’impatience grandit, la fatigue s’est accumulée, la nourriture vient parfois à manquer, on pense aux joies de la vie à terre – les retrouvailles avec les proches, la perspective d’un bon repas, les nuits dans un bon lit…
Mais il faut « s’interdire » de se mettre tout ça en tête, il faut rester mobilisé car la concentration est encore de mise. Au large, tout peut encore arriver jusqu’aux derniers milles et crier victoire trop tôt n’est pas dans l’habitude des marins.

En route directe vers la Guadeloupe, Baptiste Dubanchet vit actuellement les derniers jours d’un incroyable périple qui l’a poussé dans ses retranchements, aussi bien physiquement (il pédale une dizaine d’heures par jour depuis près de
trois mois !) que mentalement.

A l’origine, Baptiste avait prévu de boucler sa transatlantique en Martinique. Mais face aux risques de tempêtes tropicales, il a choisi la sécurité en mettant cap sur la Guadeloupe. Cela ne réduit en rien la portée de son exploit.
Il est attendu à Pointe-à-Pitre la première semaine d’août.

D’ici-là, il ne pourra plus se connecter pour échanger avec la terre. Il réserve ses très rares contacts à son routeur qui le conseille sur la meilleure trajectoire à prendre pour arriver sans encombre à son nouveau point de chute. Quand il mettra pied à terre, Baptiste Dubanchet aura énormément de choses à nous raconter…

 

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