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En Bref

Zones agricoles du sud Tyrol : 40% des aires de jeux analysées contaminées par des pesticides à usage agricole !

L'Organisation pour la conservation de la nature et la protection de l'environnement du Sud Tyrol (Dachverband für Natur- und Umweltschutz Südtirol), en collaboration notamment avec PAN Europe dont notre porte-parole François Veillerette est l’actuel Président, publie un rapport accablant sur la contamination des terrains de jeux par des pesticides provenant de l’arboriculture et de la viticulture intensives.

Des échantillons d'herbe prélevés dans le sud Tyrol, en mai 2017 et analysés entre fin mai et début juin de cette année, dans 71 aires de jeux situées entre 15 m et 370 m des zones cultivées révèlent que :

  • 40% des terrains de jeux sont contaminés par des pesticides, exposant les enfants à des produits chimiques toxiques.
  • 66% (soit 19) des terrains de jeu contaminés se situaient entre 15 et 50 m du terrain cultivé le plus proche,
  • 34% (soit 10) se situaient à plus de 50 m, dont 3 à plus de 100 m et 1 même à 370m.

 

Fait inquiétant, les 2 pesticides les plus fréquemment détectés sont hautement toxiques pour la santé humaine et l'environnement. L'insecticide Phosmet est même interdit en Allemagne et en Suisse tandis que le fongicide fluazinam, en plus d'être toxique par inhalation et hautement toxique pour la vie aquatique, est également suspecté de provoquer l'infertilité en cas d'exposition in utero.
« Le 3 novembre notre association a déposé, avec d’autres organisations, des recours en annulation au Conseil d’Etat contre l’arrêté ministériel sur l’utilisation des pesticides arguant notamment du fait que ce dernier ne protégeait pas les populations les plus vulnérables des dérives et des dangers des pesticides. L’un des objectifs de ces recours est d’obtenir la mise en place de zone sans traitements de pesticides de synthèse à proximité de tous les lieux de vie. Or ce rapport accablant démontre la nécessité de la mise en place de telles zones. En effet, les résultats montrent clairement que plus on s’éloigne de la zone d’épandage, plus la présence de résidus de pesticides décroit» déclare Nadine Lauverjat, en charge de la campagne « Victimes des pesticides ». « Le fait de retrouver des résidus de pesticides agricole dangereux dans des zones où de jeunes enfants sont amenés à se trouver est inacceptable, c’est la raison pour laquelle nos ONG n’auront de cesse interpeller nos décideurs sur ce dossier et leur demander de prendre des mesures efficaces qui se révèlent indispensables pour protéger notre santé et celle des générations futures. » conclut-elle.

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