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Enjeux/Débats
01/08/2017

Extension de l’obligation vaccinale : le débat se poursuit

Ce vendredi 28 juillet, Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, biologiste agrégée, co-auteure du livre Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir, a rencontré à sa demande ce vendredi 28 juillet la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour échanger dans un climat apaisé autour de la question de l'extension de l'obligation vaccinale. Michèle Rivasi fait le point sur cette rencontre...

"Nous avons acté de notre désaccord quant à l’extension à 11 vaccins de l’obligation vaccinale à l’heure où les parents sont de plus en plus méfiants et défiants face à la vaccination.
J’ai fourni à la Ministre des études qui ont été transmises aux parlementaires suédois avant leurs votes contre l’obligation vaccinale au nom notamment de la liberté de choix thérapeutique au mois de mai dernier.

 
Certes, la Ministre a reconnu les erreurs résultant des campagnes vaccinales contre l’hépatite B et la grippe H1N1 mais nie tout problème quant aux campagnes vaccinales liées au nourrisson.
 
Elle considère que pour se conformer à la demande de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il faut atteindre un taux de couverture vaccinale de 95% minimum et que seule l’obligation vaccinale en France garantit ce taux de couverture.

Or le taux de couverture vaccinale pour les vaccins aujourd’hui recommandés devant être rendus obligatoires est de 98% pour la coqueluche, 97% pour l’haemophilus influenzae b, 90 pour le ROR, 88% pour l’hépatite B, 91% pour le pneumocoque et 71% pour le méningocoque.
Nous ne sommes donc pas si loin des chiffres recommandés par l’OMS. Pourquoi vouloir donc contraindre les parents plutôt que de les convaincre à faire vacciner leurs enfants en les rassurant sur divers points que j’ai évoqué avec la Ministre.

 
La Ministre s’est engagée devant moi à améliorer la transparence de la pharmacovigilance et le recensement des effets indésirables enregistrés suite à une vaccination.
Toutefois, la Ministre ne semble pas vouloir renforcer la pharmacovigilance en informant le corps médical des risques émergents, en incitant fortement les patients et le personnel médical au recensement des effets indésirables des vaccins…

 
Idem pour la fin des conflits d’intérêts dans le domaine de la vaccination. La Ministre dit avoir purgé l’ancien CTV des personnes en liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique.
Or, elle a laissé M. Floret qui lui-même a de nombreux liens d’intérêts avec les laboratoires. Je lui ait présenté mon idée de mettre en place un pôle d’expertise indépendant pour mieux évaluer la balance bénéfices / risques. Celui-ci pouvant être financé par une partie du budget de la réserve parlementaire.

 
J’ai alerté également la Ministre sur la nécessité de répondre à des questions légitimes qui se posent quant à l’évaluation de l’efficacité d’un vaccin devant être jugée non pas seulement sur les seules réponses anticorps immédiates, mais sur les réponses cliniques et les résultats épidémiologiques.
 
J’ai dit aussi à la Ministre qu’il faut aussi analyser objectivement les risques neurologiques, psychiatriques, articulaires et musculaires éventuellement associés, qui pourraient être liés, comme le montrent certaines études scientifiques, aux différents types d’adjuvants.

Sur cette question, la Ministre considère qu’une seule équipe dans le monde (celle d’Henri Mondor des Professeurs Authier et Gherardi) met en cause sans preuve formelle l’aluminium.

Je lui ai demandé de faire réaliser des études pour recenser la présence de nanoparticules métalliques non déclarées et en particulier de mercure, dans les vaccins et pour trouver des alternatives aux sels d’aluminium comme le phosphate de calcium.

 
Je lui ai demandé aussi de faire étudier les réponses immunitaires générales et cérébrales des nourrissons soumis de façon croissante à plusieurs vaccinations simultanées, alors que les réponses de leur système immunitaire ne sont peut-être pas matures et sont encore mal connues à cet âge.

Avant de généraliser l’obligation vaccinale, il convient de bien analyser l’utilité d’associer chez le nourrisson des vaccins multivalents, les uns utiles (DTP) et d’autres qui le sont moins (oreillons, rubéole) ou d’efficacité mal démontrée et qui ne sauraient donc être rendus obligatoires.

 
Pour résumer notre rencontre, la Ministre reste convaincue de la nécessité de passer en force sur ce sujet en balayant les doutes légitimes de nos concitoyens d’un revers de main (adjuvants, conflits d’intérêts, nanoparticules…).
 
La Ministre souhaite par ailleurs échanger avec moi de la question du prix du médicament et de la sur-prescription qui mettent en péril notre système solidaire d’accès aux soins.
"

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