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bibliographie
02/10/2017
EDITION

L’aventure des pôles

Plongez dans l’univers des pôles et de Charcot grâce à des photographies inédites, des documents d’archives et des entretiens passionnants !

Charcot, explorateur visionnaire
Nicolas Mingasson - Agnès Voltz – Vincent Gaullier
Préface de Jean-Louis Étienne


Les pôles sont au coeur du changement climatique qui touche l’ensemble de la planète car c’est là où l’impact y est le plus fort.
Jean-Baptiste Charcot, commandant de deux expéditions en Antarctique, douze en Arctique, grand humaniste et navigateur hors-pair, a été un visionnaire sur l’importance de la fragilité des pôles et donc de notre planète.
Il a transmis un flambeau qui, de Paul-Émile Victor à Jean-Louis Étienne, éclaire toujours les recherches actuelles.

D’Ushuaia aux terres australes, de Jan Mayen aux îles Féroé jusqu’au Groenland, Charcot et ses équipes ont parcouru des paysages d’une beauté époustouflante, et souvent dans des conditions extrêmes. Ils ont enrichi le patrimoine scientifique comme personne ne l’avait fait auparavant, et révélé au public un monde encore inconnu.

L’oeuvre que l’explorateur laisse est immense : près de 4.000 kilomètres de côtes découverts, des cartes marines, des collections botaniques, géologiques et zoologiques d’une richesse inouïe.

Pour faire revivre ces grandes expéditions, plus de 300 photographies des explorations polaires de Charcot accompagnent un récit détaillé et enrichi de ses propres textes.
Au fil de ces pages, découvrez la vie des marins et scientifiques lors des missions polaires, leurs craintes et leurs espoirs, et un bout du monde fascinant sur lequel repose aujourd’hui plus que jamais l’équilibre de la planète.
Avec les témoignages inédits d’Olivier Roellinger, Isabelle Autissier, Enki Bilal, Claudie Haigneré, Daphné Victor, et des spécialistes du climat et des pôles…

LES AUTEURS :
Nicolas Mingasson est photographe et auteur, fondateur de l’Observatoire Photographique des Pôles.
Agnès Voltz est commissaire d’exposition et a organisé « Quand Charcot gagnait le Sud » (2016) à la Maison de l’Amérique latine à Paris.
Vincent Gaullier est journaliste, réalisateur et producteur pour l’agence Look at sciences.

Un livre en partenariat avec Météo France et le Muséum national d’Histoire naturelle.
29,95 €

224 pages

 

 

La préface de Jean-Louis Estienne

Médecin, explorateur, humaniste… Jean-Baptiste Charcot était
tout cela. C’est sans doute ce qui nous rapproche, tout comme
le rugby, que lui et moi avons pratiqué. Mais plus que tout, c’est la mer qui nous lie.
Charcot était un marin dans l’âme. Dès son plus jeune âge, il jouait
avec des maquettes de bateaux. Longtemps il s’est rêvé capitaine au long cours. Mais son père, le célèbre neurologue Jean-Martin Charcot, ne lui a pas laissé le choix, il devait être médecin. Et il a été médecin.

Jean-Baptiste Charcot a finalement dû attendre la mort de son père pour se libérer d’une carrière médicale et assouvir ses rêves. Moi c’est la médecine qui m’a conduit à devenir explorateur. Dans les deux cas, prendre sa liberté et mettre en oeuvre sa vie : c’est essentiel si on veut s’accomplir.
Si 150 ans après sa naissance, Charcot continue à être d’une grande
modernité, c’est que toute sa vie il est resté un visionnaire, par son rapport aux pôles, sa conception de la nature, sa volonté de faire progresser la connaissance... Sans oublier son approche de l’architecture marine.
Il a passé sa vie à inventer de nouveaux bateaux, les deux plus célèbres étant le Français et le Pourquoi-Pas ? du chantier Gautier, des navires très solides pour affronter les glaces.

À la lecture des écrits de Charcot, je retrouve les difficultés qui sont
les miennes à « mettre en oeuvre sa propre vie », à financer les expéditions.
Il dut vendre un Fragonard pour achever de payer la construction du Français.
Puis, plus tard, un Rembrandt pour le Pourquoi-Pas ? Je retrouve également dans ses textes la rudesse de ces régions polaires qui impose une rencontre avec soi. On ne revient jamais le même d’un long séjour dans le grand hiver. C’est là peut-être que réside une clé du paradoxe indissociable de l’irrésistible attrait pour les régions polaires.

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