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16/07/2017

L’école buissonnière : le film de Nicolas Vanier nous emmène à l’école de la nature, en Sologne

L'Ecole buissonnière, un film entièrement tourné en Sologne, soutenu par la Région Centre-Val de Loire et Ciclic, son agence régionale pour le livre, l'image et la culture numérique, s'annonce durant tout l'été. François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, et Nicolas Vanier, réalisateur, nous ont fait découvrir en avant-première la bande annonce, en attendant la sortie officielle du film prévue le 11 octobre.

 

 

Depuis le 9 juillet, en allant au cinéma vous pouvez préparer la rentrée en découvrant la bande annonce du dernier film de Nicolas Vanier : L’école buissonnière, diffusée dans quelque 500 salles.

Aussi prolifique au cinéma et en littérature qu’aventurier, le réalisateur de Le Dernier Trappeur, Loup ou encore Belle et Sébastien revient en effet dans les radars de l’actualité sur les deux premiers terrains, et pour de nombreux mois.

Le roman L’école buissonnière, sorti fin mai, a été vendu à 50.000 exemplaires au bout d’un mois. Une aubaine pour la promo du film dont il est adapté, dans la perspective de la sortie officielle programmée au 11 octobre.

Nicolas Vanier aux côtés de François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire.
(Photos Patrice Dézallé)

La promo a été lancée le lundi 3 juillet à Orléans, et elle va s’emballer petit à petit à la vitesse des cyclistes du Tour de France.
Le 3 juillet, en effet, Nicolas Vanier, accompagné de coproducteurs, présentait la bande-annonce en avant-première devant notamment François Bonneau, le président de la Région Centre-Val de Loire, Cristel de Crémiers, vice-présidente au Tourisme, le service communication, une équipe de Ciclic, et un quarteron de journalistes locaux.
Il faut dire que le film, entièrement tourné en Sologne, est très fortement soutenu par la Région Centre-Val de Loire.

Un film initiatique

Il s’agit d’un film initiatique, dans la lignée de Jeux Interdits, la Guerre des Boutons, Le grand Chemin. De la même veine aussi, souhaitons le, même s’il est difficile de juger catégoriquement sur les deux minutes de bande-annonce que nous avons eu le plaisir de voir en exclusivité.

En tout cas, L’école buissonnière réhabilite un territoire mais aussi et surtout la nature et une façon d’approcher la nature. Ce projet n’est pas sans évoquer Raboliot, d’un autre habitant célèbre du Loiret : Maurice Genevoix.

"Une forêt n’est pas une prison"


La Région Centre-Val de Loire est un partenaire de premier rang dans l’histoire. Elle a accordé un soutien exceptionnel, à hauteur de 450.000€ pour la production du film, car il parle de la Sologne, un des territoires emblématiques de cette région Centre-Val de Loire.

Focus sur la nature solognote

"Nicolas Vanier est quelqu’un d’exceptionnel pour faire vivre des valeurs fondamentales", s’enthousiasme le président François Bonneau. "Quand il m’a dit qu’il voulait faire un film sur la Sologne, telle qu’elle est, j’ai trouvé le projet merveilleux".
Et de brosser le portrait d’une Sologne, autrefois pouilleuse et aujourd’hui refuge de riches patrons d’entreprises, si souvent controversée : "La Sologne à l’identité heureuse, lorsqu’il s’agit de dire l’importance de nos territoires ruraux, magiques ; mais aussi identité plus sombre lorsque l’on évoque par exemple le risque de désertification", résume François Bonneau.
"Un tel film, c’est projeter l’avenir des habitants et de la ruralité", estime le président de la Région.
"L’Ecole buissonnière, pour nous c’est tout ça
". Avec l’opposition entre chasse et devenir, tout cela traverse depuis des décennies ce territoire qui vient de se voir attribuer un label régional mais refuse jusqu’à maintenant une conciliation pour devenir un PNR, parc naturel régional. Ce qui induirait un certain nombre de contraintes...

"Le film va donner à voir ce qui participe à la fierté et à l’attractivité du territoire. C’est un film profond", assure François Bonneau.

Avaleur de grands espaces dans le Grand Nord, Nicolas Vanier revient sur ses terres. Il vient parler de sa terre. "Je suis comme un chêne qui a des racines, ancré dans cette terre de Sologne", fait remarquer dit-il. "Voilà pourquoi j’y suis toujours revenu. J’ai réalisé des films sur d’autres régions, il était naturel pour moi d’en écrire un sur la Solgone. Je n’ai pas envie de trahir ce qui règne profondément sur cette terre. Dans la continuité d’une carrière cinématographique.

Initiation à la nature
"L’Ecole buissonnière, c’est l’histoire d’un petit garçon dont j’ai voulu qu’il ne connaisse que l’univers très minéral de Paris, qu’il ne connaisse rien de cette nature, pour favoriser l’initiation…"


"La scène de la pêche au brochet se termine par le brochet dans l’assiette. C’est ce que je voulais. C’est important, à l’heure où les gens, pour beaucoup, ne connaissent de l’alimentation et de son origine que ce qu’ils achètent sous emballage".

Autre message : On ne doit prélever dans la nature que pour se nourrir. Pas davantage que le nécessaire. Et de s’insurger contre les organisateurs de grandes chasses « amicales », fréquentes en Sologne et dans les environs, justement, où les faisans d’élevage sont littéralement jetés au massacre. Avant d’être retrouvés dans les poubelles en bordure de l’autoroute, témoigne Nicolas Vanier. Chasser, c’est aussi dépecer, plumer, vider, cuisiner… Ce ne doit pas être un loisir futile et dépourvu de sens.

Un casting de choix

"François Cluzet a reçu le scénario un soir et le lendemain matin il m’a dit : je veux le faire. Il est venu à la maison. Nous sommes allés dans la forêt, nous avons rencontré une harde. Nous sommes allés pêcher le brochet. Pour qu’il s’implique. Ce film défend des valeurs très importantes à mes yeux", raconte Nicolas Vanier.
Un homme qui glane dans la nature ce dont il a besoin, sans plus ; ramasse le bois pour se chauffer, cueille des champignons… Ne pas consommer plus que ce que la terre produit.
"Cela induit une connaissance, alors que nous sommes de plus en plus coupés de cette réalité".

"Nicolas est celui dont on avait rêvé", confie Matthieu Warter, producteur d’UniFrance Films. "Il porte les grands espaces, la nature… C’est une aventure qui a duré deux ans, pour 44 journées de tournage".
Le film a réuni de nombreux partenaires, comme Canal+ ; Ciné+ et… la Région Centre-Val de Loire. «  Dès le début on s’est qu’il faudrait ancrer ce film dans son territoire. Nous avons obtenu une aide exceptionnelle de la Région, nous en avons conscience. Nous avons trouvé un vrai partenaire, et il y a une vraie collaboration entre nous ».

Il s’appuie aussi sur un casting formidable, avec notamment les « pères » François : Cluzet dans le rôle du braconnier Totoche, et Berléand dans le rôle du Comte de la Fresnaye. Avec aussi Eric Elmosnino (Gainsbourg (vie héroïque), La Guerre des Boutons, La Famille Bélier), Valérie Karsenti (Scènes de Ménage – TV, LOL, Ma famille t’adore déjà) et Jean Scandel, un jeune normand découvert par Nicolas Vanier. Jean Scandel interprète Paul, un petit parisien orphelin qui vient vivre chez les domestiques du château du Comte de la Freysney.

"Quand la proposition est arrivée, il n’y a pas eu d’hésitation ", confie Annick Le Ru, directrice adjointe de CICLIC, l’agence régionale du Centre pour le livre, l’image et la culture numérique. "La dimension artistique et le portage de Nicolas Vanier", plaidaient pour un partenariat réussi.
Pour Ciclic, le travail consiste à préparer et à mettre en œuvre le retour au territoire, notamment par l’intermédiaire du cinémobile. « C’est ce genre de film que les habitués du cinémobile attendent régulièrement".
"Avec ce film, les Solognots peuvent être fiers de leur région et je souhaite qu’ils aient envie de le partager avec ceux qu’ils aiment : familles, amis", conclut Nicolas Vanier.

Patrice Dézallé

 

Une puissante campagne de com


"On fait la promesse que le film serait lancé dans la Région", confirme Arnaud Rouvillois (photo ci-dessus), gérant de l’agence Mercredi, producteur délégué et homme de marketing et de communication, qui accompagne la communication sur le film.
"
Les films de Nicolas Vanier ont tous battu des records d’audience (par rapport à un indice moyen). À chaque fois il faut créer l’événement avec le film que l’on sort. Et en octobre, il y aura de la concurrence.

Le film en avant-première en région Centre-Val de Loire en septembre
Du coup, l’équipe prend son appel de très loin, sans craindre une mauvaise chute. D’autant que "tous les indicateurs sont au vert", fait remarquer Arnaud Rouvillois.
La sortie d’un film est aussi une grosse opération marketing, avec des produits dérivés (livre et film), des campagnes de communication.
Cet été va permettre de toucher un public familial. Il est notamment prévu la diffusion de la bande annonce dans de nombreuses salles de cinéma, une
campagne d’affichage nationale sur 5.000 panneaux dès la fin de l’été et durant la semaine qui précédera la sortie + des plateaux TV + des émissions de radio, une tournée d’avant-premières et de rencontres avec le public dans toute la France, etc. + une opération scolaire menée dans des écoles avec le réseau Ecolien.

’Nicolas est mis en disponibilité pour faire la promo du film", précise Arnaud Rouvillois.
Avec un premier grand rendez-vous au Festival du film francophone d’Angoulême, le 27 août puis une tournée à travers la France, et … la présentation du film le 16 septembre à Blois (Loir-et-Cher). En septembre, le film restera d’ailleurs en avant-première en région Centre-Val de Loire (cinémobile, collèges, Festival de Loire).
Les acteurs du tourisme se réjouissent : le film fait en même temps la promotion de la destination Sologne, et il va falloir accompagner le mouvement.

Le partenariat de grande envergure conclu avec la Région Centre Val-de-Loire, qui s’associe au film pour promouvoir la Région et être en même temps un soutien au lancement du film dans la Région, va se mettre en musique avec les moyens suivants :

-  Une opération événementielle menée avec Chambord qui accueillera pour l’avant-première officielle près de 500 invités suivie d’une tournée d’avant-premières du film dans la région, jusqu’à une projection CinéMobile.
Le Cinémobile sera notamment à Cerdon-du-Loiret les 29 septembre et 27 octobre.

-  Une exposition de photos du film et séance de dédicace avec Nicolas Vanier sur le stand du festival de Loire

-  Un affichage présentant le film avec sa “La région partenaire” à la rentrée

-  Des séjours en Sologne à faire gagner dans le cadre de la promotion du film

- La promotion de la destination “Sologne” en utilisant le film.

 

 

 

En bref

Découverte par les acteurs et techniciens le 5 juillet. Le film a été présenté pour la première fois le mercredi 5 juillet à Paris aux acteurs et aux techniciens, après six mois de « post-production ».
La 1ère sortie véritablement officielle aura lieu le 27 août au Festival du film francophone d’Angoulême (22 au 27 août).

450.000€ de la Région. La Région Centre-Val de Loire est l’un des principaux partenaires du film, avec un soutien à hauteur de 450 000€ : 150 000€ de CICLIC-Centre-Val de Loire au titre du soutien à la production et 300 000€ de la Région au titre de l’éducation à l’image, de la promotion touristique du Val de Loire et de la Sologne, et de la communication.

Education à l’environnement. Un grand programme d’éducation à l’environnement va être développé parallèlement à la diffusion du film.

44 jours de tournage. Le tournage de l’Ecole buissonnière a eu lieu en Sologne de septembre à  :à Brinon-sur-Sauldre (Cher), au château des seigneurs de Beaugency (Loiret), et dans le Loir-et-Cher, à Chambord, La Ferté Saint-Cyr, La Marolle-en-Sologne, Mennetour-sur-Cher et Neung-sur-Beuvron. Soit 44 jours de tournage. C’est relativement peu. Parfois deux scènes tournées le même jour en deux lieux différents.
600 figurants ont été mobilisés, la plupart Solognots bien sûr. Ce qui s’est traduit par 1,5 million de retombées économiques (hébergement, nourriture, accessoires, etc.)

Quelques points de repère que vous retrouvez dans le film : le Château de Villebourgeon, à La Marolle-en-Sologne ; l’école de Clémont, quelques images à Cerdon-du-Loiret, la commune où réside Nicolas Vanier ; l’orphelinat de Blois...

Laurent Charbonnier, la référence. Incontournable lorsque l’on parle de nature et d’animaux en Sologne, Laurent Charbonnier a été sollicité pour réaliser la plupart des images de nature de l’Ecole buissonnière.
Comme pour le film Les Saisons, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, sorti au cinéma le 27 janvier 2016.

 

 

-> La bande annonce

L’Ecole buissonnière
L’Ecole buissonnière Bande-annonce VF

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