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bibliographie
01/10/2017
EDITION

Les Jardiniers de la nature

Les Jardiniers de la nature de Serge Bahuchet vient de paraître le 27 septembre aux éditions Odile Jacob. A l'aune du constat du réchauffement climatique et de la destruction de la forêt amazonienne, l'éthnoécologue Serge Bahuchet propose dans cet ouvrage un regard nouveau sur les rapports entre les sociétés humaines et la biodiversité. En partant de cette interrogation fondamentale : L'homme est-il destructeur ou producteur de diversité biologique ?, il montre combien les rapports entre la nature et l'homme se sont distendus, au point que la nature nous semble aujourd'hui hostile. Serge Bahuchet, éthnoécologue, spécialiste de l'étude des relations entre les sociétés humaines et les forêts tropicales, est professeur au Museum national d'histoire naturelle, où il a créé le département "Hommes, natures, société".

 

 

Pourtant, la façon dont les hommes ont apprivoisé la nature a toujours participé, à l’inverse, à enrichir la biodiversité.
De la domestication de la carpe à la chasse au porc-épic chez les Pygmés, en passant par les civilisations du vins, Serge Bahuchet revient aux sources des pratiques agricoles et culinaires.
Et montre ainsi combien il est important de réintroduire la diversité biologique dans notre quotidien : mieux vivre et mieux manger, c’est aussi favosiser les progrès de la démocratie
.

Professeur au Museum d’histoire naturelle, Serge Bahuchet est spécialiste de l’étude des relations entre les sociétés et les forêts tropicales.

Quelle nature voulons-nous ?

La nature est en danger. Pour autant, derrière les fameuses images de déforestation de la forêt amazonienne et d’ours blanc dérivant sur la banquise, l’idée-même que nous nous faisons de la nature est obsolète.

Certes, la forêt est victime de la cupidité humaine, et l’ours du réchauffement climatique que notre révolution industrielle a provoqué, mais il serait absurde d’opposer l’homme industrieux et cynique à la nature vierge.

Cette dernière est un mythe, Homo erectus l’ayant dès l’origine modelée à sa convenance, et l’homme sait bien qu’il ne doit sa survie qu’à une alimentation riche et variée — ce qu’on appelle la biodiversité.

Pour le montrer, l’auteur nous entraîne dans un extraordinaire et passionnant voyage aux sources des pratiques agricoles et culinaires, des espèces de pommes de terre péruviennes à la chasse au porc-épic chez les Pygmées, de la domestication de la carpe aux propriétés bactéricides du piment, des civilisations du vin et de celles de la bière à ces grands défricheurs des forêts que furent les moines cisterciens et bouddhistes.

Cette "anthropologie de la vie quotidienne" éclaire puissamment nos modes de vie ordinaires, révélant le complexe écheveau d’interdépendances qui le sous-tend et lie étroitement nos problèmes d’Occidentaux à ceux des autres peuples, singulièrement aux deux-tiers dont l’ordinaire est notoirement insuffisant.

Sauver la forêt amazonienne, c’est aussi oeuvrer pour la justice sociale. Mieux manger, et favoriser la biodiversité, c’est aussi favoriser les progrès de la démocratie. La nature sera ce que nous voulons en faire.

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