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Societe
13/12/2017

Mécénat participatif : 90 dessins de Jean-Marie Delaperche à Orléans

Succès pour l’une des plus belles aventures de l’histoire de l’Art. La première campagne de financement participatif du musée des Beaux-Arts s’est achevée ce mardi 12 décembre 2017. Après son lancement le 21 octobre 2017, et grâce à 125 mécènes, 31.745 euros ont été récoltés !

Le dernier palier, fixé à 30.000 euros est donc atteint permettant ainsi l’acquisition totale des 90 dessins de Jean-Marie Delaperche : artiste de premier ordre oublié en France à la suite de son départ en Russie vers 1795. Un génie sort de l’ombre...

Un rythme de campagne exceptionnel pour un artiste incontournable de la période néoclassique
Les 90 grandes feuilles au lavis de Jean-Marie Delaperche ont été découvertes à Paris, grâce à la galerie Chaptal.
Pour acquérir cet ensemble unique, d’une valeur de 100.000 euros, 50.000 euros ont été alloués par le fonds du Patrimoine du Ministère de la Culture et les 50.000 euros restants ont été fournis par cette campagne de financement participatif et grâce au legs de l’Orléanaise Madame Guillaux.

Grâce à la mobilisation de 125 mécènes, des Orléanais heureux d’avoir un nouvel illustre compatriote, des Historiens de l’Art qui ont manifesté leur émerveillement ou encore des amateurs, 31.745 euros ont été récoltés permettant aux 90 dessins de rejoindre les réserves du musée des Beaux-Arts avant d’être exposés dans la rétrospective qui sera consacrée à l’artiste, en 2019.

Entre révolution et aube romantique, l’artiste orléanais fait désormais partie des plus grands noms de son temps.

La renaissance d’une histoire d’amour entre les Orléanais et leur musée
Le musée des Beaux-Arts d’Orléans a une particularité : il n’a pas été ouvert par l’État mais a été fondé grâce à la générosité des Orléanais.
L’histoire débute en 1823, alors que le Comte de Bizemont, élu d’Orléans, souhaite refonder le musée. Il incite les Orléanais à donner leurs collections et, très rapidement, les habitants jouent le jeu et les dons affluent.
Ce cercle vertueux a continué pendant tout le XIXème siècle.

En 2017, la campagne de financement participatif autour de l’acquisition des dessins de Jean-Marie Delaperche en est la preuve : avec 77 mécènes originaires d’Orléans ou du Loiret, l’histoire d’amour entre les Orléanais et le musée des Beaux Arts renaît de plus belle...

À propos de Jean-Marie Delaperche
Jean-Marie Laperche est né à Orléans en 1771. Sa mère, pastelliste, et son père, bonnetier mais dont l’activité va jusqu’au commerce de produits pour artistes, lui donnent le goût des arts.
Orléans est alors une ville culturelle florissante sous l’impulsion d’Aignan-Thomas Desfriches et de Jean Bardin. Il suit à Paris l’enseignement de Jacques-Louis David, comme son frère Constant qui s’oriente quant à lui vers la sculpture, avant de partir continuer sa carrière en Russie.
Après l’incendie de Moscou en 1812, ses deux fils aînés sont enrôlés dans l’armée napoléonienne et meurent quelques mois plus tard.
Les frères Laperche retirent de ce triste destin une particule (ils s’appellent désormais Delaperche) et une rente versée par la famille de Rohan-Chabot.
Les trois ans qui suivent sont passés dans une production fiévreuse dont témoignent les 90 dessins proposés par la Galerie Chaptal, plus grand ensemble connu de cet artiste de génie au destin dramatique.
Le nom de Jean-Marie Delaperche était connu jusqu’ici par les érudits Orléanais, grâce à la littérature, et grâce à un somptueux dessin acquis par le musée de l’Ermitage en 1941.
Cet ensemble remet au jour l’œuvre fiévreuse de ce dessinateur orléanais qui s’impose comme une des grandes mains de son temps, évoquant ses plus illustres compagnons de l’atelier de David, comme Anne-Louis Girodet-Trioson, autre grand artiste du Loiret né à peine quatre ans avant lui, avec des influences anglaises qui le rendent absolument unique en son temps.

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