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Nature
06/12/2017

Menace sur les chauve-souris franciliennes

Natureparif, Agence régionale pour la Biodiversité d’Île-de-France, vient de publier la Liste rouge régionale des chauves-souris. Ce travail, réalisé par un groupe d’experts, statue sur le degré de menace pesant sur les populations des 20 espèces présentes régulièrement sur le territoire. Pour la première fois, cette publication s’accompagne d’une synthèse sur l’intérêt de la préservation de ce groupe d’espèces, les menaces le concernant, les progrès accomplis en termes de conservation, ainsi que sur les efforts à poursuivre pour enrayer le déclin avec notamment des cas pratiques à destinations de tous, citoyens, élus, gestionnaires ou exploitants.

Près d’un tiers des chauves-souris d’Île-de-France menacé d’extinction

Le verdict est net : la part d’espèces de chauves-souris menacées est trois fois plus élevée en région francilienne qu’au niveau national.
En cause, comme pour les autres groupes évalués à l’échelle de l’Île-de-France (oiseaux, papillons de jour, libellules, plantes vasculaires), un étalement urbain, accompagné d’un éclairage nocturne défavorable à l’écrasante majorité des espèces de chauves-souris, des infrastructures rarement accommodantes pour le vivant et des pratiques agricoles rendant les milieux ruraux inhospitaliers pour la vie sauvage.

Des espèces communes en danger

Comme on pouvait s’y attendre, les espèces rares et patrimoniales telles que la Barbastelle d’Europe, le Grand Rhinolophe ou encore le Petit Rhinolophe et le Grand Murin sont effectivement menacées.
Les populations de ces trois premières espèces ayant été refoulées aux confins de la région, et les populations du Grand Murin étant éparses et réduites à une portion congrue de ce qu’elles ont pu être autrefois.
Mais la véritable surprise se situe au niveau du statut d’espèces considérées comme communes il n’y a pas si longtemps par les naturalistes et aujourd’hui menacées : la Sérotine commune, affectée du statut « Vulnérable », et le Murin de Daubenton, classé « En danger ».

Les bonnes surprises de ce travail collectif ?

Une espèce autrefois mal connue, le Murin de Bechstein, ne mérite finalement pas de statut de menace.
La relative connaissance des facteurs de déclin, grâce au travail des naturalistes et des chercheurs, devra nous permettre d’enrayer ce déclin.
Le constat qu’un suivi fin des populations est possible, et donc en conséquence un diagnostic précis. L’existence d’outils à disposition pour faire de la région un territoire mieux en phase avec sa biodiversité.

-> Retrouvez l’intégralité de l’étude

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