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23/03/2017

Méthanisation : un projet de recherche met la lumière sur les inhibiteurs

Le service Biologie du spécialiste du biogaz WELTEC BIOPOWER de Vechta (Allemagne) travaille en coopération avec des partenaires renommés au développement d’un test rapide pour l’identification d’inhibiteurs dans les substrats de biogaz. En effet, des matières empêchant une production de biogaz efficace peuvent apparaître dans les intrants. Pour les ensilages, il suffit déjà de faibles quantités de moisissures. Dans les lisiers ou fumiers, on peut identifier l’ammonium, le cuivre, le zinc, les médicaments ou les produits de désinfections comme des inhibiteurs. La moindre trace de ces substances est déjà nocive pour les bactéries dans le digesteur et donc contre-productive pour le processus de fermentation. Il est donc impérativement nécessaire de reconnaitre ces substances inhibitrices avant l’incorporation des substrats dans le digesteur.

Depuis décembre 2016, WELTEC participe à un projet de recherche pour établir un nouveau processus de solution du problème. Le ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture (BMEL) soutient le projet à travers la Fachagentur Nachwachsende Rohstoffe e.V. (Agence pour les ressources renouvelables).

Concrètement, WELTEC développe en coopération avec l’Ecole supérieure pour les sciences et l’art appliqués (HAWK) de Göttingen une procédure accélérée d’identification rapide, sûre et économique des inhibiteurs dans les intrants.

Prochainement, différents substrats seront analysés dans le laboratoire de WELTEC à Vechta ainsi qu’à Göttingen à l’école supérieure avec l’aide du système Ankom.
Ce système permet d’obtenir une représentation précise de la production de gaz.

De plus, la modification du spectre des acides sera observée avec l’addition volontaire d’inhibiteurs. On en tirera des courbes théoriques qui seront comparées aux courbes de production de gaz des substrats à l’avenir.

Cette comparaison devra renseigner sur la présence ou non d’inhibiteurs dans le substrat. Jusqu’à présent, on a recours au test d’inhibiteurs quadruple aérobie en boite de Petri pour les détecter.
Ce test a en fait été prévu pour l’industrie laitière et ne correspond pas aux conditions dans le digesteur. La pertinence des résultats peut en être altérée.

Grâce au nouveau processus anaérobie, les résultats seront disponibles après trois jours.
Les exploitants d’installations de biométhanisation peuvent donc faire déterminer la qualité de leurs substrats de manière exacte, rapide et économique.

« Le besoin et la demande existent dans ce domaine. Cependant, il n’existe actuellement pas encore d’identification de ce genre de perturbations du process rapide et en même temps sûr ; bien que cela soit impérativement nécessaire pour éviter les arrêts intempestifs des installations de biométhanisation  », explique Sabine Lampe, diplômée de biologie et responsable du projet de recherche chez WELTEC BIOPOWER.

C’est exactement pour cela que WELTEC et l’Ecole supérieure ont décidé de lancer le projet, auquel l’Institut Fraunhofer Umsicht de Oberhausen et le spécialiste analytique berlinois aokin participent aussi.
« A l’avenir, en se basant sur le procédé innovant, les exploitants d’installations de biométhanisation pourront décider plus rapidement s’ils doivent acheter l’ensilage ou le lisier proposé ou s’ils peuvent utiliser une charge définie de leur propre lisier », souligne Sabine Lampe.

Selon son ressenti, il est également pensable que les négociants de substrats utiliseront la vérification rapide pour justifier la qualité de leur offre.
Néanmoins, le développement d’un test rapide par un spécialiste éprouvé est un point décisif.

WELTEC BIOPOWER possède déjà son propre laboratoire à Vechta depuis 2009. Les biologistes et laborantins peuvent eux-mêmes entreprendre toutes les analyses importantes à Vechta et examinent régulièrement des échantillons de plus de 300 digesteurs.

Le constructeur d’installation de biométhanisation est donc parfaitement prévu pour être aux côtés des exploitants d’installations dans leur quotidien et donc de maintenir la production de biogaz prospère.

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