logo puissance 2d

atouts
27/12/2017

Mobilité durable : les atouts du bioGNV pour certains modes de transport

Du GNV (gaz naturel pour véhicules) au bioGNV : la transformation de ressources locales - particulièrement des déchets - et l'économie circulaire accompagnent la production d'un carburant "vert". Un carburant qui peine à se faire une place malgré ses atouts. Quelques collectivités ont pourtant fait ce choix, comme en Moselle-Est et à Saint-Etienne. GRDF, qui injecte le bioGNV dans son réseau, espère voir quelques projets de méthanisation aboutir prochainement, en particulier dans le Loiret, à Pannes et à Chécy... Produit à partir de la fermentation de déchets, le biométhane est en effet un biogaz épuré qui peut être injecté dans le réseau de distribution. Il est alors disponible pour les mêmes usages que le gaz naturel, notamment le carburant.

Un carburant qui préserve la santé et l’environnement
Préserver les ressources naturelles, limiter les émissions de GES (gaz à effet de serre) et diminuer la pollution atmosphérique sont autant d’enjeux auxquels nous devons répondre rapidement avec des solutions alternatives, innovantes et concrètes.
Le GNV possède plusieurs avantages majeurs pour une collectivité ou une entreprise : son coût de revient varie selon les spécificités de l’infrastructure : type de véhicules, capacité, vitesse de remplissage.

Le prix du GNV en station publique est compris entre 0,70 € et 1,20€/L équivalent gazole.
La disponibilité de la gamme de véhicules permet de couvrir tous les usages d’une collectivité ou d’une entreprise : petites citadines, véhicules utilitaires, bus, bennes à ordures ménagères (BOM), camions pour le transport de marchandises...

L’autonomie d’un véhicule GNV est de l’ordre de 300 à 500 km pour un poids lourd et jusqu’à 1.000 km en bicarburation pour les véhicules légers.
L’installation de stations est un processus simple. Il est d’ailleurs possible d’adapter leur dimensionnement aux besoins spécifiques des uns et des autres, selon l’espace disponible ou la vitesse de remplissage souhaitée.
Le montage financier offre aussi une large gamme de possibilités : location de la station, investissement en propre ou délégation de la vente de carburant à un tiers.

La Moselle Est : le même syndicat mixte gère à la fois le transport et le traitement des déchets

Sachant que le secteur des transports est à l’origine de nombreuses pollutions, le passage à des solutions de mobilité durable n’est plus une alternative. Or, une solution existe déjà : le GNV !
Avec des émissions de CO2 de 20% inférieures à l’essence, le Gaz Naturel Véhicule contribue efficacement à la lutte contre le réchauffement climatique.

De plus, il participe aussi à l’amélioration de la qualité de l’air : jusqu’à moins 80 % de particules fines et d’oxyde d’azote émis par rapport aux véhicules diesel construits avant la norme Euro 6, soit la grande majorité du parc automobile français.
Enfin, le GNV améliore la qualité de vie : pas d’odeur, pas de fumée et deux fois moins de bruit. C’est un carburant économique et adapté à toutes les flottes de véhicules.

C’est ainsi par exemple que, depuis 2013, le Sydeme (Syndicat Mixte de transport et de traitement des déchets ménagers de Moselle-Est) bénéficie de tous ces avantages grâce à une flotte 100% bioGNV. La flotte de véhicules du Sydeme a été complètement renouvelée en juin 2012.
Elle se compose de tracteurs de semi-remorques, de porteurs de bennes de déchèterie, de camions de collecte de biodéchets des professionnels ainsi que de véhicules de service : tous équipés GNV. Ainsi, l’ensemble des véhicules roulent avec le biométhane issu du traitement des biodéchets du secteur !

Le biométhane carburant (bioGNV) est tout aussi propre que le GNV et présente un atout supplémentaire : il réduit très significativement les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’essence et au gazole, tout en constituant une solution pour le traitement des déchets.

A la faveur d’une étude de l’Ademe pour la communauté de Saint-Etienne (lire en encadré ci-dessous), élus comme techniciens ont pu s’approprier la thématique et un certain consensus émerge suite à cette étude pour considérer le GNV comme le carburant idéal pour compléter efficacement et de manière décarbonée la mobilité électrique, en attendant d’éventuels progrès et baisses de coût des véhicules 100% électriques.

D’autre part, on peut signaler la démarche de GRDF dans l’Agglomération Montargoise (Loiret) pour l’utilisation du bioGNV sur leur territoire. "Le réseau gaz est un outil d’aménagement essentiel au service de la transition énergétique, à ce titre GRDF a proposé à l’agglomération Montargoise un accompagnement dans leur stratégie de politique énergétique", indique Patrick Lancelin, délégué départemental.

Un exemple : "en 2019 la Délégation de Service Public du transport public de l’Agglomération Montargoise sera renouvelée avec des obligations environnementales à prendre en compte. GRDF peut accompagner les Collectivités Locales dans la mise en œuvre de leur PCAET afin de participer aux objectifs fixé par la loi", poursuit Patrick Lancelin. "Pour cela, le réseau de gaz offre des opportunités pour le développement et l’utilisation du bioGNV, carburant alternatif qui supprime les particules fines et réduit les émissions de GES".
En 2020, dans le Loiret, au moins 5 sites injecteront du biométhane dans le réseau de GRDF, soit 100 GWh de gaz vert produit localement équivalent à la consommation annuelle d’environ 400 bus.

Patrice Dézallé

 

Une référence instructive : l’étude de faisabilité pour l’agglomération de Saint-Etienne
Définition de scénarios, impacts sur les émissions de particules, oxydes d’azote et dioxyde de carbone et modèles économiques... Une
étude de faisabilité réalisée par l’Ademe pour le passage au GNV des bus et bennes à ordures de l’agglomération Stéphanoise, constitue une référence très instructive.
Cette étude récente, publiée en mars 2017, présente les bénéfices environnementaux en faveur de la qualité de l’air d’une transition énergétique du diesel au GNV (Gaz Naturel Véhicule).

Diverses questions peuvent se poser avant une telle transition énergétique : types et coûts des infrastructures, modes de financement, modalité de stationnement et d’entretien, coûts comparés des différentes technologies envisageables, formation du personnel ...
Ce rapport répond à ces questions.

Ce projet a été lauréat de l’édition 2015 du programme AACT-AIR (Aide à l’action des collectivités territoriales en faveur de la qualité de l’air) soutenu par l’ADEME.

L’étude recense ainsi toutes les questions que s’est posée la collectivité pour mettre en œuvre le passage de ses bus et bennes à ordures au GNV : types et coûts des infrastructures, modes de financement, modalité de stationnement, d’entretien, coûts comparés des différentes technologies envisageables, quantification des impacts environnementaux, etc.
Elle s’appuie notamment sur un benchmark réalisé auprès d’un grand nombre de collectivités et réseaux de transports en communs utilisateurs de GNV, ainsi que sur les données environnementales disponibles.
Ce point est sans doute le plus incomplet, notamment en matière de pollution atmosphérique, l’évolution des normes antipollution étant plus rapide que la réalisation des campagnes de mesures de contrôle des émissions polluantes en conditions réelles de circulation.
Elle permet cependant de conclure à un bilan environnemental très intéressant, notamment dans le cas d’utilisation de Bio-GNV, pour un coût égal ou proche de celui du diesel.

Le GNV (ou Bio-GNV) constitue surtout, à ce jour, la plus économique des solutions de carburation propre pour des véhicules lourds (hors tramway et trolleybus dans le cas des transports).

La démarche engagée aura permis d’investiguer en profondeur la question de ce carburant, jamais utilisé sur le territoire stéphanois, par ailleurs engagé depuis toujours dans la mobilité électrique (tramway présent depuis 1898, trolleybus).

Elus comme techniciens ont ainsi pu s’approprier la thématique et un certain consensus émerge suite à cette étude pour considérer le GNV comme le carburant idéal pour compléter efficacement et de manière décarbonée la mobilité électrique, en attendant d’éventuels progrès et baisses de coût des véhicules 100% électriques.




Répondre à cet article


Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

 
Les adresses pour consommer local

UN EMPLOI ?

Suivez-nous