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Nature
23/12/2017

Quand les poissons-lune permettent de traquer les méduses

Il peut peser plus de deux tonnes et raffole de méduses : c’est le poisson-lune. Un suivi aérien de grande ampleur a révélé une abondance de ce poisson hors du commun au large des côtes françaises, aussi bien atlantique que méditerranéenne.
Plus de 290.000 individus vogueraient dans ces eaux en été, jusqu’à 475 individus par 100 km2 dans le golfe du Lion.

Les populations de poisson-lune semblent donc pléthoriques malgré de nombreuses captures accidentelles.
Est-ce lié à la prolifération actuelle des méduses, du fait du réchauffement et de la surpêche des océans ?
Rien ne le prouve pour l’instant. Mais, selon les calculs de l’équipe de scientifique co-pilotée par David Grémillet au CNRS et Craig R. White à l’université de Monash en Australie, chaque poisson-lune consomme quotidiennement 71 kg de méduses, ce qui correspond à 20.774 tonnes par jour en été si l’on considère tous les poissons-lune de France métropolitaine.
Or, l’évolution des populations de méduses est particulièrement difficile à suivre.

Les scientifiques proposent donc d’utiliser les poissons-lune, très visibles en toutes circonstances et présents dans toutes les eaux tempérées de la planète, comme indicateur de la « gélification » des écosystèmes marins

 

Menés en partenariat avec le laboratoire « Systèmes d’observation pour la conservation des mammifères et oiseaux marins » (CNRS/Université de La Rochelle), cette étude a été publiée le 4 décembre 2017 dans la revue Current Biology.

 


Abondance des poissons-lune en été en mer Méditerranée © Current Biology

 

Références de l’article :

Ocean Sunfish as indicators for the Rise-of-Slime. David Grémillet, Craig R. White, Matthieu Authier, Ghislain Dorémus, Vincent Ridoux, Emeline Pettex. Current biology. 4 décembre 2017.

 

Comment les polluants perturbent la maturation des poissons coralliens

Vignette

 

L’équipe de Vincent Laudet à l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon, associée à l’équipe de David Lecchini du CRIOBE à Moorea, montre que le recrutement des larves d’un poisson corallien, le chirurgien bagnard Acanthurus triostegus, est une véritable métamorphose contrôlée par l’hormone thyroïdienne. De ce fait, cette étape cruciale du cycle de vie de ces poissons est sensible à des polluants qui perturbent ces hormones tels que le pesticide chlorpyrifos.
Ce polluant affecte la fonction écologique majeure des jeunes poissons qui s’installent sur le récif : leur capacité à brouter les algues qui sont connues pour entrer en compétition avec les coraux. Cette étude a été publiée le 30 octobre 2017 dans la revue eLife.

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