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Indicateurs/Références
20/11/2017

Sécurité nucléaire : le point sur la gouvernance des organisations et des réseaux d’acteurs

Présentation des premiers résultats des travaux de recherche AGORAS sur la sûreté nucléaire, projet porté par le département Sciences Sociales d'IMT Atlantique. Un colloque est organisé ce mardi 21 novembre 2017 de 9h30 à 17h30 (Salon Honnorat - Cité Internationale Universitaire Paris - 40 bd Jourdan) à Paris (14e).

Lauréat de l’appel à projets sur la sûreté nucléaire lancé après l’accident de Fukushima, AGORAS a démarré ses travaux consacrés à la prévention des risques nucléaires et la gestion de crise et post-accidentelle en avril 2014.

À deux ans du terme du projet coordonné par Stéphanie Tillement, enseignant-chercheur au département sciences sociales et de gestion d’IMT Atlantique et Benoit Journé, responsable de la chaire RESOH, le colloque organisé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, partenaire du projet, est l’occasion de faire le point sur l’avancée de la recherche et de débattre des connaissances acquises.

En matière de sécurité nucléaire, il y a un avant et un après Fukushima. La catastrophe déclenchée sur le site de la centrale suite au tsunami a amené les autorités en charge du parc nucléaire français à initier d’ambitieux projets de recherche autour de la prévention des risques et de la gestion des accidents.

AGORAS (Amélioration de la Gouvernance des Organisations et des Réseaux d’Acteurs pour la Sûreté) est né de cette réflexion. Financé par les Investissements d’Avenir dans le cadre du programme RSNR (Recherche en Radioprotection et Sûreté Nucléaire), le projet a été lancé en 2014 pour une durée de 5 ans et implique un large réseau de chercheurs en sciences humaines et sociales spécialisé dans les questions liées à la sûreté nucléaire.

Il compte parmi les 14 projets retenus par l’ANR et réunit de prestigieux partenaires académiques, industriels et institutionnels.

Réfléchir sur la prévention et gestion des accidents nucléaires

Les études menées après l’accident de Fukushima ont mis en lumière la nécessité d’instaurer un dialogue entre l’ensemble des parties prenantes engagées dans la sûreté nucléaire afin de permettre une montée en compétence collective pour assurer une prévention efficace et se préparer à la gestion de situations de crise.
Le projet AGORAS explore deux volets complémentaires
  :

- l’analyse et l’amélioration de l’intégration de la sûreté dans les processus inter-organisationnels d’exploitation et de conception des réacteurs et des sites nucléaires  ;

- les relations inter-organisationnelles lors des situations de gestion de crises nucléaire

Un projet coordonné par les chercheurs d’IMT Atlantique

La coordination scientifique du projet est assurée par les équipes d’IMT Atlantique, réunies autour de Stéphanie Tillement et Benoît Journé. AGORAS s’appuie sur une collaboration entre IMT Atlantique, l’Université de Nantes (LEMNA), le Centre de Gestion Scientifique de Mines PARIS, l’IRSN, le Centre de Sociologie des organisations (CSO), AREVA et le Centre de Recherches en Gestion de l’École Polytechnique.

AGORAS profite des connaissances et de l’expertise du département sciences sociales et de gestion d’IMT Atlantique, ainsi que des travaux de la chaire RESOH (Recherches en Sûreté Organisations et Hommes), dirigée par Benoit Journé. Cette chaire créée par IMT Atlantique en partenariat avec AREVA, Naval Group et l’IRSN, mène des actions de recherches autour de l’analyse des relations de sous-traitance et de cotraitance dans la construction, l’exploitation et le démantèlement des installations nucléaires.

«  Une des principales originalités du projet AGORAS est d’être 100% sciences sociales, tout en reposant sur un consortium de recherche pluri-disciplinaire (sociologie, gestion, ergonomie) et pluri-institutions (académiques, exploitant nucléaire, régulateur), ce qui permet un dialogue très riche et des travaux de recherche ancrés dans des problématiques "de terrain", souligne Stéphanie Tillement.
«  Grâce à ce programme, six thèses ont pu être lancées au sein des deux volets du projet (la prévention des risques nucléaires et la gestion de crise et gestion post-accidentelle), qui nous apportent aujourd’hui leurs premiers résultats.  »

 

Pour en savoir plus  :

Le Retour d’Expérience dans les organisations à risques

Un ouvrage de Violaine Bringaud, Benoît Journé, Safietou Mbaye,

Geneviève Saliou et Stéphanie Tillement

https://www.pressesdesmines.com/produit/le-retour-d-experience-dans-les-organisations-a-risques/


 

 

À propos d’IMT Atlantique Bretagne-Pays de la Loire

www.imt-atlantique.fr
IMT Atlantique est une grande école d’ingénieurs généralistes et un centre de recherche international dépendant du ministère en charge de l’Industrie et du Numérique. Issue de la fusion, au 1er janvier 2017, de Télécom Bretagne (créée en 1977) et de Mines Nantes (créée en 1991), c’est une école de l’Institut Mines-Télécom, établissement public représentant le 1er groupe de grandes écoles d’ingénieur et de management de France. Disposant de 3 campus, à Brest, Nantes et Rennes, ainsi que d’un site à Toulouse, IMT Atlantique a pour ambition de conjuguer le numérique et l’énergie pour transformer la société et l’industrie par la formation, la recherche et l’innovation et d’être, à l’international, l’établissement d’enseignement supérieur et de recherche français de référence dans ce domaine.
L’École encadre chaque année 2 300 étudiants dont 1 400 en formation d’ingénieurs, et 300 de masters et de doctorats. Ses activités de recherche sont conduites par 290 chercheurs et enseignants-chercheurs permanents, dont 110 habilités à diriger des recherches, et donnent lieu, chaque année, à 800 publications dont 450 de « 
 rang A  » et 18 M€ de contrats. Son incubateur accompagne 45 projets par an sur 2 000 m2 dédiés.

L’École délivre actuellement quatre diplômes d’ingénieur : le diplôme d’ingénieur généraliste Mines Nantes, le diplôme d’ingénieur généraliste Télécom Bretagne (recrutement sur le concours commun Mines-Ponts) et deux diplômes d’ingénieur par la voie de l’apprentissage.
Une nouvelle formation d’ingénieurs généralistes se substituera aux deux formations actuelles à compter de septembre 2018, avec recrutement sur le concours commun Mines-Ponts.

 

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