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Nature
26/07/2017

Visitez la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin (Loiret) et son nouveau sentier pédagoqique, le long de la Loire

C'est l'été (eh oui !). Profitez-en pour faire une promenade sous les ombrages et en bord de Loire, dans la réserve naturelle de Saint-Mesmin, près d'Orléans. Et vous laisser guider le long du nouveau sentier pédagogique, en profitant des bornes informatives qui donnent à connaître de la biodiversité ligérienne.

À l’entrée de la réserve naturelle de Saint-Mesmin depuis le parking, à gauche vous avez la direction de la pointe de Courpain. C’est à la pointe de Courpain que la rivière Loiret rejoint sa mère la Loire, 12 km après sa résurgence en amont. Une vraie curiosité, près d’Orléans.

La gestion de cette
Réserve Naturelle de Saint Mesmin a été confiée à l’association Loiret Nature Environnementaire, qui prend de nombreuses initiatives afin de contribuer à la protection d’espèces emblématiques comme les sternes, le castor et le balbuzard pêcheur.

C’est ainsi qu’elle a aussi aménagé, de l’autre côté, en direction d’Orléans en longeant le fleuve, un sentier de découverte, avec l’aide du Conseil départemental notamment, à hauteur de 4.000€. Le Département attribue également une subvention exceptionnelle de 21.000€ par an pour l’ensemble de la réserve naturelle.

Inauguré il y a un peu plus d’un an, en mars 2016, ce sentier pédagogique est représentatif de la biodiversité de la réserve, indique le technicien Damien Hémeray.

Ce jour-là, avec sa collaboratrice Agnès, ils servent de guides particulièrement éclairés pour Hugues Saury, président du Conseil départemental du Loiret, les vice-présidents Gérard Malbo et Marc Gaudet, et Isabelle Lanson, conseillère départementale sur Saint-Pryvé Saint-Mesmin.
En compagnie de Martine Brugière, présidente de Loiret Nature Environnement, Didier Papet, qui a été président pendant deux périodes de 6 et 3 ans, et Marie-Paule Lagasquie, directrice de l’association.


Damien Hémeray devrait logiquement succéder à Michel Chantereau, arrivant à la retraite à la fin de l’année,en tant que conservateur de la réserve naturelle de Saint-Mesmin.
(Photos Patrice Dézallé)

Daniel Hémeray fait des inventaires et des suivis qui contribuent à la connaissance du patrimoine. Il a aussi une mission de police, et une mission d’information du public avec des animations scolaires et pour le grand public.
Ce trois missions figurent d’ailleurs dans le document de gestion validé par le Ministère.

Le périmètre de protection de la réserve de Saint-Mesmin a été initialement acté par deux communes seulement : Saint-Pryvé et Mareau-aux-Prés. Aujourd’hui, les relations avec les autres communes limitrophes se sont apaisées.
En dix ans les choses ont changé. Il faut dire que la réserve comprend 90% de domaine fluvial public. « On a besoin de concertation avec les différents acteurs », fait remarquer Damien Hémeray.

Qui dit sentier pédagogique dit explications. Et justement, 13 bornes jalonnent le parcours. 13 bornes en bois qui présentent les espèces animales et végétales du bord de Loire. « Certaines sont mal aimées ou mal connues, et on souhaite les réhabiliter  », commente Agnès.

Qui dit pédagogique, dit aussi visiteurs à « instruire ». À commencer par les scolaires, de la maternelle au post-bac. La plupart sont des enfants de classes d’écoles primaires du département. La moitié proviennent d’écoles des environs. Cette année, il y a eu pour la première fois quatre classes découverte sur 4 jours chacune.

Et puis, il y a de plus en plus de collégiens. Autre nouveauté : des adultes en formation continue, par exemple sur le volet code de la nature (environnement).


A noter que les animations sont offertes aux communes riveraines de la réserve, dont La Chapelle, Saint-Ay et Chaingy. 

Dans la réserve naturelle, on laisse le bois mort, explique Agnès. Le bois mort c’est la vie.


Mais les promeneurs occasionnels ou « indépendants » peuvent aussi en profiter pour s’instruire.
"C’était important de créer ce nouveau mobilier pédagogique", souligne Marie-Paule Lagasquie. L’association rêve pour la suite de créer des applications sur smartphone, tablettes et autres supports numériques. Ou en tout cas un outil qui permettrait de se promener en autonomie et de façon interactive. "LNE a des projets dans ce sens", laisse poindre la directrice de LNE.

Il faut savoir aqussi que l
a réserve naturelle de Saint-Mesmin fait partie d’un groupe de recherche qui suit grandeur nature l’évolution des bancs de sable dans le secteur et de leur biodiversité en même temps. Un rendez-vous est d’ailleurs prévu sur ce thème en septembre avec l’INRA
Il y a notamment l’
Opération BioMareau, sur le peuplier noir, depuis cinq ans.
L’objectif de ce projet de recherche est d’étudier les conséquences des travaux d’entretien du lit de la Loire sur plusieurs composantes de la biodiversité au sein de la mosaïque d’îlots de 13 hectares de Mareau-aux-Prés.
Ces îlots, au sein de la
Réserne Naturelle nationale de St-Mesmin et d’âges variés (de plus de 50 ans à 8 ans) présentent une diversité biologique remarquable, construite autour d’un assemblage de communautés faunistiques et floristiques.

Ce travail a par exemple permis d’identifier et de répertorier 60 espèces différentes de carabes, indique Didier Papet.

Peut-être permettra-t-il aussi de comprendre les problématiques de plantes invasives, comme les ailantes japonaises, qui ne cessent d’intriguer.

Patrice Dézallé

 

-> En savoir plus sur la réserve naturelle de Saint-Mesmin

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